l’arrêt au port…

C’était un samedi, je m’en souviens.

En partant, j’ai vu qu’il y avait une moquette belge sur l’ aréoport. Il y tombait des cornes, et je pleurais à grosses larmes qui roulaient sur mes joues. Je ne sais plus ce qu’il y avait d’autre, car je n’ai pas trop remarqué le décor. J’avais le cœur tellement serré que j’y ai chopé un infractus en la voyant partir et s’éloigner dans le ciel, loin de moi, et me laissant là, seul avec mon désespoir.

Depuis, j’ai le citron en compote. Il y a du bruit qui s’y balade et des images sans voix aussi. Je vois que je déraille. Ma bouche semble rester toujours pâteuse, avec une envie d’avaler des litres d’eau. J’entends les pas résonner dans mon cerveau au fur et à mesure que mes talons viennent claquer l’asphalte, et mes yeux me font continuellement mal. J’avance à moitié courbé sous le poids de la tristesse des amours perdues. J’erre un peu au grès du hasard, des bonnes choses, et des mauvaises surprises. Je vois bien que les gens autour de moi me regardent bizarrement, alors je leur tire la langue la plus longue possible. Dès fois, il y a des mioches qui me rendent la pareille.

Le lendemain, dimanche, j’ai dû rester au lit avec la pindicite. Un truc qui ne tombait pas au bon moment évidemment. Non seulement, j’avais mal au ventre, mais aussi à la georges, à cause que j’avais été trempé la veille.

Le lundi, je suis tombé en ceinte pas très loin de l’Obélix, et j’ai accouché dans la rue comme un clodo. J’ai traîné avec des charclos et j’ai pissé dans le métro. J’ai abandonné mon môme en allant voir  un pestacle de clowns, parce que la maille, ça ne se trouve pas dans la moutarde. Mais je savais que là-bas, il y aurait bien quelqu’un pour s’en occuper comme il faut.

Le mardi, je ne savais pas quoi faire, alors je suis allé voir un combat de bosque tout seul. Sur le chemin, j’ai pleuré parce qu’elle m’avait abandonné.

Le mercredi, en traînant dans la rue, j’ai croisé un drôle de type qui voulait que je lui ajète de la farine dans un petit sachet en plastique transparent. Je ne sais pas pourquoi, mais il insistait en me disant que c’était de la bonne. Moi, je n’avais vraiment pas besoin de farine. Surtout que je ne sais même pas où j’habite, et ça m’étonnerait donc que je retrouve un jour une poêle pour faire des crêpes. Mais c’est à ce moment-là qu’il se mit à pleurer. Alors, pour lui faire plaisir, je lui achetai son sachet avec le seul argent que j’avais trouvé par terre. 100 Euros. Plus tard, j’ai fait des crêpes avec un ami qui logeait dans les sous-sols du métro. Les crêpes Australiennes que je les ai appelées, parce qu’en les ayant mangées, je voyais des arborigènes me courir après avec des arcs et des flèches. Et tout nus en plus. Mon ami me raconta brièvement une histoire de poudre blanche que je ne compris pas. Il me dit en gros, que j’avais été roulé dans la farine et il se mit à rigoler.

A la maison, personne n’avait eu de nouvelles de moi pendant tout ce temps, et on avait commencé les recherches.

Le jeudi, ma mère, après des efforts herculéens, me retrouva complètement par hasard endormi dans un caniveau de la place Saint-Michel. J’étais sale, plus sale qu’un cochon, avec des habits qui avaient pris toutes les saloperies qui avaient pu traîner par terre. Mes cheveux étaient gras, et je ne sentais pas très bon.

Le vendredi, à ce que l’on dit, ma mère m’avait transporté tan bien que mal, seule, jusqu’à un hôpital en urgence, puis on m’a envoyé vers un spychiatre en ville.

Le samedi, j’appris que le spychiatre était le plus grand spécialiste des maladies de la tête, et ma mère me dit que je devais lui faire confiance.

Le dimanche, jour du Seigneur, il n’y eut rien.

Le samedi de l’année suivante, j’avais vu très souvent le docteur. En fait, c’était une doctoresse. Elle me dit : « Voilà. Je pense que c’est fini. En cas de besoin, vous pourrez toujours me joindre à ce numéro. » Elle, le psychiatre, m’a appris que j’étais devenu dyslexique, hypocondriaque et paranoïaque. J’ai fait beaucoup de séances avec elle, et m’a appris énormément de choses sur moi.

Plus tard, je suis retourné à l’aéroport, et j’ai enfin remarqué qu’il y avait une moquette beige, qu’il y tombait des cordes, que je n’avais jamais vu d’aborigènes et que je n’avais jamais eu d’infarctus ou d’appendicite. Mais c’est en mettant la main dans ma poche, et en tombant sur sa photo, que j’ai su. Il y avait bien eu une fille qui m’avait aimé.

Published in: on 28 octobre, 2008 at 2:09  Laisser un commentaire  

Première nouvelle

Quel sentiment de liberté. C’est horrible de penser des trucs pareils, qu’on n’arrêterait pas de me dire à tout bout de champ.

             Je me lève, et mon cœur est empli de joie. Je crois me souvenir, dès le levé de rideaux  qui me sert d’yeux, qu’aujourd’hui va être une journée merveilleuse. Une de ces journées où l’on se sent invincible, intouchable, incorruptible, léger comme l’air, impalpable. Un de ces moments qui n’arrivent que très rarement, à cause que la vie, c’est pas rose tous les jours, et que pour certains, ce sera même noir tout le temps avec de temps en temps, une pointe de gris.

             Le Soleil, à l’aide de ses grands bras, venait frapper à mes carreaux, et sans prendre le temps de se faire inviter, il se permit de s’incruster, mais en échange il me communiqua son bonheur de vivre, et son envie de donner du baume au cœur. C’était clair. Aujourd’hui, j’avais une mission, et ma mission était de communiquer la joie de vivre à chaque personne que je rencontrerais. Je pris ce matin un bon bol de chocolat fumant sur ma terrasse, au milieu des oiseaux qui gazouillent, et des papillons éphémères, si rares de notre temps. J’étais enfin seul dans ma maison, libre de faire ce que je voulais, libre comme le soir d’été. Sans personne pour me dire qu’il faut faire ceci ou cela. Manger de la moutarde avec ma viande parce que c’est meilleur, mettre de la crème dans la soupe ou alors du Viandox, ne pas laisser les appareils en veille, bien fermer les portes, mettre une écharpe, ou prendre une tisane avec du miel. Personne pour me dire comment remplir mes papiers administratifs, et fermer la porte à clef si on s’en va. Personne pour répondre à ma place, comme si j’aurais 6 ans toute ma vie, personne pour me dire que je ne peux pas faire tel truc, parce que c’est trop dangereux pour moi, et enfin, et surtout, personne pour diriger ma vie. Ah ! C’est chouette d’être seul dans sa maison. Je me sens bien.

             Mais soudain, quand un nuage se mit à passer juste devant mon meilleur ami le Soleil, juste le temps d’un battement de cœur, quelque chose d’étrange et d’impénétrable m’envahit. Une sensation bizarre, comme on en a souvent quand on passe d’une émotion à une autre en un temps record, ou encore, quand une impression de déjà vu s’installe en nous, et veut absolument, à tout prix, nous persuader que l’on est déjà venu ici ou déjà passé par là, ou déjà entendu ça, mais sans que l’on soit capable d’expliquer le pourquoi du comment. Bof ! Ce n’est qu’une zone d’ombre qui veut gâcher ma journée. Mais on ne peut pas m’avoir comme ça moi. Je suis maintenant persuadé d’une bonne nouvelle qui ne saurait tarder à se manifester.

             Mais oui ! C’est ça ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? Je vais gagner au loto ! J’étais content. J’allais enfin gagner quelque chose dans ma vie. Une somme astronomique qui plus est. Mais en une fraction de seconde, mon ascension vers le bonheur, retomba illico presto. Je ne jouais pas au loto. Ni même à aucun jeu de grattage ou de tirage d’ailleurs. Ni même à aucun jeu tout court. Le loto c’est nul. Je vais devoir jouer jusqu’à quel âge pour gagner ? 50 ans. 90 ans ? Admettons que je vive jusqu’à 90 ans et que je rafle le pactole. Je vais faire quoi avec 100.000 plaques à 90 ballets ? Moi, je les veux tout de suite maintenant, pendant que je suis encore vif d’esprit. Au jeu, il n’y a pas de bons perdants. Il y a les winers, et les autres. Même joueur, joue encore. L’autre sera deuxième toute sa vie, et finira alcoolique drogué.

             Mais quoi d’autre alors. Si ce n’était pas le loto, de quoi pouvait-il s’agir ? D’une bonne nouvelle en tout cas. Mais soudain, encore cette sensation bizarre, qui en un éclair ne laissait présager rien de bon. Un voile de légère brume matinale venait troubler ma bulle de Soleil dans laquelle j’étais il y a à peine une seconde. Maintenant, j’étais sûr. Ce n’était pas de l’argent, mais plutôt une nouvelle plus personnelle, comme un ami qui viendrait me rencontrer, et que je n’avais pas vu depuis longtemps, ou alors la rencontre avec le destin, et ce destin serait bon pour moi.

             Je décidais donc de laisser le destin de côté, et de plutôt me concentrer sur le début de ma journée. J’allais avant tout, acheter le journal. Non, pas le journal. Si je vois les nouvelles, comment savoir quelle est la bonne, et quelle est la mauvaise ? Je voulais y voir la réponse à pourquoi j’étais bien une minute, puis mal la minute d’après. Je vais rester neutre. Je vais prendre un kawax au bar, et je verrais bien.

             Puis, la journée s’annonce bien. Il y a un beau temps, à la limite entre le printemps et l’été. Les températures sont au-dessus des normales saisonnières. Tous les badauds sont là, il y a de l’animation, et un air de musique italienne flotte dans l’air. Les boissons fraîches sont de retour. Sodas à l’orange, et menthes à l’eau. Les couples se regardent dans les yeux, ils semblent joyeux. La serveuse est dans son plus bel atout, et moi je suis là, à contempler tout ça, toute cette ribambelle de joie ensoleillée à mes pieds. Je pourrais même la toucher si je voulais. Il y a une très belle jeune femme à la chevelure rousse assise devant moi. On dirait une actrice. Elle mange un bonbon acidulé, et tient une clope entre les deux doigts de sa main gauche. Elle a sorti un livre. Je vois d’ici que c’est un roman d’Anna Gavalda, mais je ne vois pas lequel. Elle a aussi sa propre boîte à sucres. Des Canderel. Avec sa langue, elle humidifie ses lèvres de temps à autre. Aux alentours, il y a d’autres gens, mais elle attire toute mon attention. Je peux la regarder souvent, parce qu’elle a les yeux plongés dans son bouquin, et ne m’a même pas remarqué.

             Soudain, je me dis que oui, que c’est peut-être ça alors. Je vais rencontrer l’amour. Je serais amoureux d’une actrice. Elle deviendrait de plus en plus célèbre, et moi, je l’accompagnerais  sur tous les plateaux du monde. De Paris jusqu’à Taiwan en passant par Rome, et elle tournerait dans « glace à l’italienne ». Ensuite, ce serait Londres, Madrid, Mexico, New York et Bombay. Elle serait mystérieusement belle et secrète. Elle n’aurait d’yeux que pour moi, et moi, pour elle, et on vivrait à fond chaque instant de notre vie. Je lui ferais répéter ses textes, lui en écrirais d’autres, la prendrais en photo, et jetterait notre hallucinante union en pleine poire des téléspectateurs quand on ferait des émissions – très rares pour entretenir le mythe-. Il y aurait des jaloux et jalouses qui diraient du mal de nous.

             Mais non. Ce n’est pas ça. Sinon, j’aurais eu le signal. Le truc qui accélère le flux sanguin, qui réchauffe le corps tout entier, qui vous fait sentir tout léger comme sur un nuage, et qui vous fait dire n’importe quoi. Ici, ce n’est pas le cas du tout. Je sais bien qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez moi. Je suis heureux, et pourtant je ne suis pas bien dans ma peau. Ce n’est pas que je vais me suicider. Non. Mais je suis double. Je vais bien 10 minutes, puis tout de suite après, une inextricable mélancolie me colle à la peau. Et là, je la sens qui est là. Elle m’enveloppe, et ne veut pas me lâcher. Puis, le temps d’une réflexion, il y a trop de gens, trop de mioches qui braillent, trop de faces de rat, pas assez de Soleil, le jour est sombre.

             Ce même jour, j’ai donné rendez-vous à Aurélie pour en parler, mais elle n’en finit pas de venir. Chaque fois c’est la même rengaine avec elle. Elle ne pense qu’à sa gueule, et jamais à la mienne. Tout le monde se préoccupe de moi, tout le monde pense à moi, et j’adore ça. Sauf elle. Je crois qu’elle est égoïste. Anna Gavalda ne lit pas vite, elle n’en est qu’à une dizaine ou une vingtaine de pages tout au plus, et elle n’a même pas levé les yeux sur moi une fois. Comme quoi, j’avais bien raison. Ce que je crois moi, c’est qu’il ne faut pas que je reste là. J’ai un léger mal de tête qui se pointe, et tout le monde commence à me taper sur le système. Anna Gavalda vient de passer devant moi. Décidément, elle est beaucoup trop grande pour moi. Je sors du bar.

             Je rentrais donc chez moi et me disais que je me ferais quelques croque-monsieur avec une salade, et que je visionnerais deux ou trois DVD jusqu’à trois heures du matin puisque j’étais chez moi. Et par la même, j’inviterais des amis et des amies. Arrivé chez moi, je commençais à faire mes petits carrés de pain de mie en chantant par-dessus Franck Sinatra. Plus tard, les convives arriveront. J’ai fini les croques, j’ai fait une salade, j’ai ajouté deux entrées et de la glace en dessert pour digérer. J’ai mis des bougies sur les tables, et j’ai mis des beaux couverts. Je suis sorti pour prendre du coca et quelques alcools pour accompagner le tout. Déjà, dans quelques instants, ils vont tous être là. Je sens la pression qui monte. Ca va être bien. Je le sais, parce que dans le tas, il y a une fille qui me plaît énormément et je voudrais que tout soit parfait pour sa venue. Les chansons de Sinatra défilent, et je suis de moins en moins stable. Stressé, je commence à transpirer, à avoir le cœur qui tremble un peu, dans cinq minutes, tout le monde est là. Je chante tout seul dans mon grand salon. Puis, revoilà une impression bizarre qui me dit que je ne devrais pas faire la fête parce que ce n’est peut-être pas le moment. Je me ressaisi et je me dis qu’est-ce que ça peut bien lui foutre à lui, au diable qui est en moi, que je fasse la fête. Je suis chez moi non. Je suis grand, je suis adulte ? Alors si j’ai besoin d’un avis, je lui ferais savoir.

             Juste derrière ça, on sonne à la porte. Mon cœur a fait trois tours sur lui-même, j’ai manqué de m’évanouir. J’ouvre, et je vois une foule très peu agitée en face de moi, voire même sans voix et sans geste. Comme si tout le monde était figé dans le temps et dans l’espace. Derrière moi, je sentais les notes de musique passer par-dessus mes épaules et venir s’écraser contre les visages gênés des spectateurs. C’était un jazz de Charlie Parker, un jazz énergique, entraînant, plein de batterie, plein de cuivres et plein de folie. Devant moi, je voyais de grands yeux de chouettes éberluées hésitants à entrer. Je vis au loin cette fille qui me plaisait tant, mais elle faisait une drôle de gueule. Puis tout le monde se décida à entrer dans un silence de mort. J’entendis des bonjours, des saluts, des comment ça va et des silences. Moi, j’étais content, la fête allait pouvoir commencer. Je sortis les verres, mit la musique plus fort et me mit à danser. Les entrées étaient déjà installées à leur table, et n’attendaient plus qu’à être dévorées. Je sortis de la cuisine en un éclair, faisant virevolter le plateau sur mes deux mains. Les croques tournaient sur eux-mêmes, la béchamel dégoulinait, et le jambon tournait aussi sur lui-même dans un sens opposé. Avec cette fille ici, je faisais n’importe quoi, j’avais du mal à me contrôler. Il y avait là, sans le faire exprès un bel assortiment de couleurs sur la table principale, mais tout le monde était tout de noir vêtu. Je me disais dans ma tête, qu’ils avaient dû tous se passer le mot. Alors, je vis des yeux qui se posaient sur moi, des yeux pleins de rage, plein de choses malsaines. Je voyais bien qu’il y avait quelque chose qui clochait. Il y avait des visages blancs, des larmes qui roulaient sur des joues. Derrière moi, il y avait la fête, devant moi, des gens qui n’y mettaient pas du leur. Ils n’assuraient pas, ils me semblaient coincés, avec un tronc d’arbre dans le cul. Puis là, il revint. Ce truc qui me collait à la peau. J’étais soudain entré dans un malaise inconnu au bataillon, un truc dans lequel j’étais empêtré sans savoir pourquoi. Cette fille là, était postée devant moi, blême, posée, l’air morne, sans sourire. Son si joli sourire qui lui allait si bien. Sa face était décomposée, et je voyais ses yeux éteints. Il n’y avait plus cette petite lueur pétillante. En une fraction de seconde, je vis avec une extraordinaire ressemblance, le visage de ma mère se refléter dans le sien. Immédiatement, je sens mon corps qui tremble, je perds tous mes moyens, et les larmes sont en train de noyer mes globes oculaires. A cet instant, je devine tout, et je tombe par terre. Les genoux me font mal dans ma chute. Personne ne bouge, tout le monde est figé à sa place, incapable de faire quoi que ce soit, désolés par le spectacle qui s’offrait à leurs yeux. Moi, j’étais seul, seul comme un oiseau fragile plongé dans une marée noire, interdit d’aller plus loin, interdit de continuer à vivre. J’étais abandonné, comme une mère abandonne son enfant dans le désert. Je veux rentrer chez moi. J’ai le dos trop lourd pour pouvoir me remettre debout, je reste à quatre pattes, à chialer. Je sens la froidure m’envahir, le froid cinglant qui vient gercer mes lèvres. Le temps semble s’être arrêté ici dans cette petite portion du monde. Je sens des bras autour de moi. J’ai la force d’ouvrir les yeux et d’entendre cette fille dire qu’elle sera là pour moi, que ça va aller. J’entends aussi les autres dire à peu près les mêmes choses, mais je ne peux rien répondre. La musique crie toujours de toutes ses forces sur un air d’Edith Piaf. On me met dans mon lit, épuisé de tristesse. Je ne me souviens de rien après cet instant.

             Le lendemain, je me lève avec un gros poids dans le ventre qui m’entraîne dans les profondeurs de la terre. Je me traîne tant bien que mal jusqu’au salon pour nettoyer un peu, mais quand j’arrive, tout est rangé, tout est propre. Il n’y a là que des fleurs, une couronne de fleurs avec une inscription. « A notre regrettée mère bien-aimée ».

Published in: on 28 mai, 2008 at 5:36  Commentaires (2)  
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