Café prolepse

Le laboratoire d’idées zé de mots

le temps – part. 4 combien vaut un mètre ? 9 septembre, 2008

Classé dans : Pensées philosophiques — vince B. @ 1:41

Oui ! Combien vaut un mètre ? 100 cm bien sûr, ou encore 1000 mm. Mais encore ?

Quel est la valeur d’un mètre. Que cela veut-il dire qu’un mètre. Si l’on associe par habitude et par facilité le temps au mouvement, que veut dire ma vitesse de déplacement <t> par rapport à ma longueur de mouvement ?

Avant la révolution, nos systèmes de mesure n’étaient pas les mêmes partout et pouvaient varier avec une très grande différence. Mon voisin de la région A pouvait avoir un tissu beaucoup plus grand que mon voisin de la région B, parce que tout simplement le vendeur avait un avant bras plus long que celui de la région B (mesure de la coudée).

A la révolution, on a voulu que tout le monde puisse échanger et communiquer avec son voisin sans problème : unifier le système. Il a été décidé de prendre une mesure dans la nature, qui aurait pour base un morceau de la Terre qui conviendrait à tout le monde.

Les Français choisirent comme base le méridien terrestre. Ils décidèrent que le mètre serait défini comme la quarante millionième partie d’un méridien (cela veut dire qu’il faut 40 millions de mètres pour faire le tour de la Terre).

Aujourd’hui, le mètre correspond à la longueur du trajet parcouru par la lumière pendant une durée de 1/299 792 458ème de seconde (décision prise lors de la conférence générale des poids et mesure – Paris, octobre 1983).

Un mètre est-il devenu du temps ?

 

le temps – part.03 – combien vaut une seconde 3 juillet, 2008

Classé dans : Pensées philosophiques — vince B. @ 12:21

Combien vaut 1 seconde :

D’après l’horloge atomique, une seconde vaut 9,192,631,770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux de l’état fondamental de l’atome de césium 133. Ce calcul est donné par le Bureau international des poids et mesures, qui résulte de la moyenne de 250 horloges atomiques réparties dans le monde.

Le principe d’une horloge atomique est d’asservir un oscillateur à quartz sur le rayonnement émis lors d’une transition atomique entre deux niveaux d’une structure hyperfine

(La structure hyperfine d’un niveau d’énergie dans un atome est une séparation de ce même niveau en états d’énergie très proche. Il s’observe essentiellement par une raie spectrale dans le domaine radio ou micro-onde).

On pourrait schématiser par : un atome qui passe d’un état d’énergie(1) à un autre état d’énergie différent(2). C’est une transition entre deux niveaux atomiques. C’est enfin un calcul de nombres d’atomes césium 133. Notre préoccupation n’est pas ici de se lancer dans des explications très poussées. Nombre de livres le font très bien…

Pour plus de précisions sur le fonctionnement de l’horloge atomique par jet d’atome césium 133 :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Horloge_atomique

Le césium 133 définit-il le temps :

Qui nous dit que calculer la transformation d’un état d’énergie à un autre – par conséquent le calcul de nombres d’atomes après le passage de l’état1 à l’état2 – peut définir le temps ? Dans ce cas, le temps devient le calcul d’une durée.

 

le temps – part.02 – les premières horloges 3 juillet, 2008

Classé dans : Pensées philosophiques — vince B. @ 12:17

Les premiers cadrans solaires :

Le premier cadran solaire connu date d’environ 1500 ans av. J-C. avec principalement le développement du commerce. Il devint donc nécessaire de décomposer le jour en périodes plus courtes pour correspondre à l’organisation de la vie quotidienne.

Cela nous vient de l’ère Babylonienne (environ 2300 ans av. J-C.). On lisait déjà l’heure par rapport à la position du Soleil. La division en 24 unités de temps nous vient de cette civilisation.

 

Le temps – part.01 15 juin, 2008

Classé dans : Pensées philosophiques — vince B. @ 12:43

Qu’est-ce donc que le temps? Quand on me le demande pas je le sais mais dès qu’on me le demande et que je tente de l’expliquer, je ne le sais plus.”  Saint-Augustin

      Le temps est une construction mentale de l’homme, en ce sens que le temps n’est pas saisissable en soi. La notion de temps n’est dérivable d’aucune autre notion. De fait, tenter d’expliquer la notion de temps est impossible, puisqu’on va mettre des mots non appropriés dessus. Il n’est pas un phénomène comme le vent ou l’orage. Il n’y a pas de particules de temps comme il y a le photon – qui est la particule qui conduit la lumière –.

 

      Le temps est dans l’homme tout en étant à l’extérieur de lui, en ce sens que, comme il est une construction, une projection, il est une représentation de ce que le temps « dure ». Mais le temps n’est pas précisément ce qu’il est, mais ce qu’il n’est pas. Pour les physiciens (ou certains physiciens), le temps est à l’extérieur de nous et ne peut être défini par les seules citations d’écrivains célèbres ou de philosophes les plus éclairés. C’est une chose qui est là, à tous les temps. Même après la mort, le temps est toujours là, il ne s’arrête pas avec nous. Le temps ne fuit pas, il ne passe pas trop vite, il ne s’accélère pas, ne ralentit pas. Il est comme une entité qui est là, impalpable, inodore, incolore, inobservable. On ne voit pas le temps passer. C’est seulement l’idée que chacun s’en fait qui passe. Autrement dit notre vie qui court vers la mort.

 

       Pour se rassurer, l’homme à toujours cherché (depuis la nuit des « temps ») à trouver des explications à ce pourquoi il est sur Terre, pourquoi il vit et pourquoi il meurt. Il est nostalgique de son passé, et à peur de son avenir. L’avenir c’est la fuite vers la mort. La conscience de l’homme est l’unique réalité, le reste n’étant que représentation pervertie de sa pensée.

 

      Le temps n’est pas un outil mathématique, ni une grandeur mesurable. Il l’est devenu parce qu’on a décidé qu’il fallait un outil pour mesurer notre gain de temps en termes de technologies, et donc de vitesse.

 

       Pourquoi le temps date de 2300 ans av. J.-C. ? S’il date de cette époque, ce n’est pas pour mesurer notre gain de vitesse – du moins pas à notre sens moderne –. Mais pour quoi donc ? Principalement pour des raisons de saisons, de culture des terres. Il fallait déjà être à l’heure pour ne pas rater la récolte, et semer les graines à temps… pour bien commercer et gagner le plus d’argent possible. L’homme s’est aperçu que s’il « gagnait du temps », il gagnerait plus. A partir de ce moment, la construction de la notion de temps est entrée en jeu…

 

 

 

 

 

 

 

Le solipsisme 27 mai, 2008

Classé dans : Pensées philosophiques — vince B. @ 1:07
 

illusion 27 mai, 2008

Classé dans : Pensées philosophiques — vince B. @ 11:02